
Le GEPAN (Groupement d'Etudes des Phénomènes Aérospatiaux Non
identifiés) a été créé au CNES (Centre Nationale d'Etude
Spatiale - France) en 1977. Sa mission: entreprendre des travaux
de recherches sur un phénomène communément appelé
"OVNI", menés sous l'égide d'un Conseil regroupant
d'éminentes personnalités du monde scientifique.
D'une phase expérimentale, le GEPAN est entré dans une phase
opérationnelle à partir des années 80 et le fruit de ses
recherches est exploité aujourd'hui par le SEPRA, qui, reconnu
comme service opérationnel, a été créé au sein de la
Direction des Systèmes Opérationnels (Département Sciences) en
novembre 1988.
L'objectif du SEPRA aujourd'hui n'est plus d'engager lui-même
des études scientifiques. En revanche, il prend en compte
officiellement le suivi des objets satellisés reantrant dans
l'atmosphère. Il continue à collecter et gérer des
informations, à les expertiser et à organiser des enquêtes
approfondies. Le résultat de ces travaux fait l'objet d'une
synthèse transmise au Comité des Programmes Scientifiques du
CNES. Ce comité est chargé, entre autres missions, de décider
de l'engagement de recherches spécifiques.
Les notes techniques sont des documents distribués par le GEPAN
jusqu'en 1988 à toute personne désireuse de s'informer sur les
différentes phases d'une enquête et sur les conclusions du
Conseil Scientifique du GEPAN.
La décision de partir enquêter sur le terrain intervient
lorsque le PAN (Phénomène Aérien Non-identifié), observé par
un ou plusieurs témoins, n'a pu être identifié par la
Gendarmerie locale, et nécessite une intervention du SEPRA
(GEPAN) pour évaluer les effets sur l'environnement.
Lors de la fameuse affaire du film de la prétendue autopsie d'un
extraterrestre, victime du crash de son vaisseau à Roswell en
1947, j'ai été contacté par Nicolas Maillard - journaliste
d'investigation de l'équipe de Jacques Pradel (TF1, télévision
française) attaché à l'émission "L'Odyssée de
l'Etrange". Nicolas recherchait des documents sur le
phénomène OVNI en Belgique et Jean-Pierre Petit, invité de
cette émission, lui a donné mon contact. C'était en 1995.
Lors de l'une de ces émissions, l'équipe de l'Odyssée avait
interviewé feu Mr Perrin De Brichambaut, ingénieur général de
Météo-France et membre du Conseil Scientifique du GEPAN. Son
discours m'avait fortement intéressé. J'ai donc contacté
Nicolas Maillard, à TF1, en lui demandant comment je pouvais
faire pour envoyer certains documents à Mr De Brichambaut et
prendre contact avec lui.
Nicolas, très gentiment, appela Mr De Brichambaut et
m'introduisit auprès de lui. Ce monsieur lui donna son
autorisation de me laisser son numéro de téléphone et son
adresse. C'est ainsi que je lui envoyai une première lettre. Un
coup de téléphone suivit. Cet homme était d'une gentillesse
incroyable, d'une sérénité très communicative. Et pourtant,
et je l'ignorais, Mr Perrin de Brichambaut était atteint d'une
grave maladie. Malgré cela, il fut intéressé de recevoir le
rapport d'une enquête que je menais à l'époque et qui avait
quelques similitudes avec l'enquête de Trans-en-Provence. De
plus, le témoin principal affirmait avoir reçu la visite du
GEPAN. Il était donc important pour moi de recueillir les
réactions d'un de ses plus éminents membres du Conseil
Scientifique de celui-ci.
Malheureusement, et j'en fus touché, Mr De Brichambaut
décédait quelques jours après avoir reçu ce rapport. Je n'ai
donc jamais pu recueillir son sentiment là-dessus.
Ce que je peux dire, sans crainte, c'est que Mr Perrin De
Brichambaut était convaincu du caractère "étrange"
et non résolu du phénomène OVNI. Il ne comprenait pas pourquoi
les travaux du GEPAN avaient été interrompus et que le
groupement avait été apparemment dissout sans crier gare, alors
que les études effectuées étaient de grande qualité et
soulignaient le caractère "non-conventionnel" du
phénomène. Aucune lettre, aucun avertissement ne fut envoyé
aux membres du Conseil Scientifique. Officiellement, le GEPAN n'a
jamais été dissout Il a été remplacé, factuellement, par le
SEPRA dont le directeur reste Mr Jean-Jacques Vélasco.
Mr De Brichambaut aimait à dire quelque chose dans ce style:
"Je n'ai jamais été en Australie, je n'ai jamais vu
d'Australiens. Pourtant des gens ont filmé, photographié et
rencontré des australiens. Dois-je malgré cela conclure que
l'Australie n'existe pas? Les OVNI, c'est la même chose."
Pour ma part, je reçus gratuitement (et je suis belge pourtant!)
les documents du GEPAN (pas tous d'après certains) après
l'avoir tout simplement demandé à Mr Vélasco, au SEPRA.
L'UFOCOM a également reçu l'autorisation de diffuser ceux-ci
sur son site Internet, sous réserve de la mention
"copyright CNES". Je tiens à souligner que cela fut
très facile d'obtenir cette documentation. Bien plus que ne le
laissait supposer certains ufologues conspirationnistes.
Pour la plupart des gens, ces rapports sont juste destinés à
faire de la désinformation car ils conclueraient tous à des
supercheries ou des erreurs d'interprétation. Comment peut-on
dire de telles énormités, alors que l'on n'a jamais pris la
peine d'essayer d'obtenir ce genre de documents ou de les lire?
Evidemment, tous les rapports ne concluent pas au phénomène
"étrange". Evidemment, il est probable que nous
n'ayons pas tous les documents. Pourtant, je trouve certains cas
"GEPAN" assez intéressants et significatifs. Pourquoi
faut-il absolument que toutes les observations soient dûes à
une technologie non-identifiée? Des confusions, il en existe et
j'ai pu en établir quelques unes. Des "illuminés" et
des menteurs, il en existe également, même chez les témoins et
les "pro-alien". J'en ai rencontré quelques uns! Mais
s' il reste un cas qui résiste aux analyses, alors, à lui seul,
il justifie une étude d'intérêt général et l'examen des
hypothèses alternatives. Et je peux assurer qu'il y a plus d'un
cas qui a posé problème... même au GEPAN ou au SEPRA. Seule
une prise de maturité rapide de la part du public peut
encourager les institutions à "lâcher du lest"... O
tempora, o mores...
Le travail de saisie et de mise-en-page des rapports du GEPAN et
leurs diffusions sur le web s'est fait grâce à Stéphane
Kucharski. Il faut souligner qu'il s'agit d'un véritable travail
de Titan! Stéphane a travaillé d'arrache-pied, tout seul, pour
que le premier rapport diffusé (Trans-en-Provence) le soit avant
Noël. Chapeau bas, le travail est remarquable. Il faut
également insister sur le fait que l'UFOCOM n'étant pas une
association au sens juridique du terme, nous faisons tout cela
gratuitement dans le seul but d'informer et d'étudier. L'aspect
non-vénal, l'absence de "merchandising" et le côté
non-officiel et citoyen de l'UFOCOM se veut être un gage
d'honnêteté et de désintérêt personnel. Chacun de nous
assume ses propres frais.
Thierry, le 23 décembre 1997
ATTENTION: Ces rapports sont sous copyright du CNES. Leur reproduction en est donc interdite sans l'accord préalable de M. Velasco.
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