EDWARDS AIR FORCE BASE, Calif. (AFPN) -- Un nouveau système de
propulsion spatiale de l'Air Force a été utilisé pour la
première fois au-dessus de l'Océan Pacifique, ce 15 mars 1999.
Ce système de démonstration est basé sur une propulsion
électrique de forte puissance fournie par un "arcjet"
de 26 kilowatt avec de l'amoniaque pour carburant. La
démonstration s'appelle ESEX (electric propulsion space
experiment).
Cette toute récente technologie est un effort de la direction du
Air Force Research Laboratory's propulsion pour démontrer son
utilisation dans l'espace et évaluer ses performances et ses
interactions avec d'autres expériences et systèmes de vaisseaux
spatiaux divers à bord d'un satellite scientifique de l'Air
Force.
Le responsable du projet de AFRL, Daron Bromaghin, a
personnellement authentifié le premier test passé avec succès
le 15 mars. Ayant manifestement du mal à dissimuler son
enthousiasme, il a déclaré que "L'arcjet fonctionne
parfaitement. Nous avons enclenché la combustion pendant 141
secondes et nous nous sommes arrêté uniquement parce que nous
avions perdu le contact avec le satellite lorsqu'il est passé au
dessus de la base de Vandenberg (en Californie). Nous avons mis
la pleine puissance, plus de 27 kilowatts, et tout a marché à
la perfection."
Les chercheurs du laboratoire de propulsion électrique
rassemblent les données depuis trois stations au sol
différentes pendant que l'on contrôle la démonstration depuis
le Air Force's Space and Missile Systems Center's space
experiment control facility à Kirtland AFB, N.M.
L'équipe a examiné les données pendant et après la combustion
en utilisant une grande variété de senseurs embarqués. On a pu
déterminé que tout fonctionnait selon les prévisions. La
combustion a modifié l'orbite du vaisseau Argos de 215 mètres
alors que l'on a généré environ un tiers de livre de poussée.
Le carburant à l'amoniaque a brûlé quatre fois moins que le
meilleur moteur de fusée à combustion chimique utilisé
jusqu'à ce jour. Pour l'équipe, la meilleure donnée obtenue
fut la validation de la mise à feu du système de propulsion
électrique le plus puissant jamais utilisé dans l'espace sans
interruption de la télémétrie ou affectation de
quelqu'équipement que ce soit à bord du vaisseau.
La propulsion Arcjet est basée sur la création d'un plasma
dirigé dans l'espace. Le système est simple et utilise le
concept d'anode/cathode avec une puissance éléctrique
jallissant d'un éclair entre les électrodes totalisant une
puissance de 26 kilowatts. Le gaz amoniacal est projeté au
travers de l'éclair et le gaz obtenu devient alors un plasma
avec des 'supeexpands' développant ainsi une poussée.
Le système de propulsion expérimental fait partie de la charge
utile d'un satellite scientifique de l'Air Force nommé Advanced
Research and Global Observation Satellite, ou ARGOS, dont le
maître d'oeuvre est Boeing. Une fusée Delta II a lancé le
nouveau satellite de propulsion expérimentale le 23 février
depuis la base de Vandenberg.
Traducteur : Frédéric Paché
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